Un projet eTwinning normand sur les « Fake News » récompensé


Ce projet a été initié et conduit par Mme Vallée du Collège Paul Harel de Rémalard dans l’Orne en collaboration avec ses partenaires italiens de Bagnolo Cremasco.

Le projet

Ce projet, qui a duré 5 mois, a impliqué plusieurs classes : deux classes en Italie (à Bagnolo Cremasco) et deux classes du collège Paul Harel à Rémalard, Orne (une classe de 4e en cours de français ainsi que les élèves de 4e et de 3e de la section LCE). Il s’est très largement appuyé sur la plateforme eTwinning qui par ses outils a permis aux professeurs comme aux élèves de se rencontrer, d’échanger et d’organiser leur travail.

Ce projet a reçu plusieurs récompenses en reconnaissance de sa qualité et de la qualité du travail des élèves. Il a obtenu le "Label de qualité national" ainsi que le "Label de qualité européen" eTwinning puis a remporté le concours national eTwinning. Félicitations aux élèves et à leurs professeurs.

L’objectif du projet était de faire réfléchir les élèves sur la thématique « Fake News vs Real Facts » et de développer leur esprit critique vis à vis des fausses informations en créant un magazine en ligne qui rassemblait des articles écrits par les élèves en reprenant les principes et les codes des articles de Fake News. Vous pouvez retrouver le magazine à cette adresse :
https://madmagz.com/magazine/embed/1904584#/

Les étapes du projet

Pour parvenir au résultat visé, le projet s’est organisé en plusieurs étapes.
Les groupes français et italiens ont d’abord appris à se connaître au travers de plusieurs activités pour « briser la glace » (padlet avec des photos commentées des établissements, présentation individuelle des élèves et choix d’un avatar, portraits chinois, échanges écrits par la messagerie eTwinning entre les deux groupes et des vidéo-conférences). Il s’agissait ici de se rencontrer, d’initier une dynamique de groupe et de préparer le travail qui allait suivre.

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Le portrait chinois
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Une présentation individuelle
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Premiers échanges écrits entre les groupes

Dans un deuxième temps, les enseignants ont proposé à leurs groupes de créer un logo pour illustrer le projet. Un vote a suivi au sein du groupe français et du groupe italien pour choisir chacun un logo. Le logo italien et le français ont été réunis en un seul.

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Le logo du projet

Un brainstorming a été ensuite organisé, pour lancer la réflexion et mobiliser les connaissances que les élèves pouvaient avoir autour du sujet, suivi par des lectures d’articles issus de magazines ou journaux anglophones (comme le New-York Times ou la BBC), par groupe, pour qu’ils identifient la nature des informations présentées (vraies ou fausses) et dégagent des façons de distinguer les faits des « fake news » ainsi que les motivations des personnes à l’origine de ces fausses informations. Ce travail a abouti à une carte mentale qui réunissait le fruit de la réflexion de tous les partenaires autour de questions comme « how do people manage to deceive us ? », « Where can we find fake news ? » ou encore « tips to recognize fake news ».

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La lecture des articles en groupe
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La carte mentale

Les élèves se sont enfin engagés dans la rédaction d’articles qui reprenaient les codes des « Fake News » en utilisant les éléments issus de la carte mentale précédemment réalisée. Le travail s’est organisé au sein de binômes franco-italiens qui ont choisi un sujet ainsi qu’un titre, écrit le texte puis ont créé de fausses photos d’illustration (avec l’aide de leur professeur de français). Chaque binôme avait à sa disposition un document partagé et la possibilité d’échanger par mail au travers du twinspace, l’outil de communication d’eTwinning. La plupart des binômes ont veillé à inscrire leur article dans un contexte anglophone (essentiellement américain au travers des lieux ou des personnes mentionnés). Une fois terminés, les articles ont été réunis dans un magazine en ligne à l’aide du site madmagz.
Pour découvrir plus en détails la démarche, vous pouvez retrouver le « journal de bord » du projet sur la page eTwinning qui lui est consacrée :
https://twinspace.etwinning.net/152282/home

Le bilan

Outre l’objectif au cœur de ce projet, qui était d’apprendre aux élèves à vérifier origine et bien-fondé des informations, on notera ici la variété des approches en matière de numérique qui a permis aux élèves de développer leurs compétences dans plusieurs domaines du Cadre de Référence des Compétences Numériques comme « Information et données » (« Mener une recherche et une veille d’information »), « Communication et collaboration » (« Interagir », « Partager et publier » et « Collaborer ») ou « Création de contenus » (« Développer des documents textuels », « Adapter les documents à leur finalité »). Mme Vallée relève d’ailleurs que les élèves semblent bien plus méfiants devant les images et informations données, quel qu’en soit l’auteur, ce qui valide l’efficacité de cette démarche en matière d’Éducation aux Médias et à l’Information.
Elle note également que ce projet, et le contexte dans lequel il a été mené, ont contribué à faire progresser l’autonomie des élèves, qui ont dû travailler en groupes ou en binômes internationaux et à distance. Dans ce contexte, ils ont appris à faire des compromis entre eux pour parvenir à un consensus ou à prendre des initiatives pour trouver des solutions aux difficultés rencontrées comme, par exemple, lorsque les élèves italiens ont été confinés alors que le projet n’était pas terminé.
L’ouverture internationale est une autre des grands atouts de ce projet car les élèves ont eu l’occasion d’échanger en anglais avec leur partenaires sur des sujets qui les touchent, dans un cadre moins « scolaire » et plus authentique. Ces échanges ont pu spontanément se prolonger hors la classe grâce aux réseaux sociaux et ont perduré pour certains au-delà de la fin de projet.
Le succès mérité qu’a rencontré le projet n’a pas empêché Mme Vallée de continuer à réfléchir à des façons de l’améliorer encore. Une conférence européenne à laquelle elle a assisté en 2021 lui a permis d’approfondir sa connaissance du phénomène des « Fake News » et des différents supports utilisables en classe, supports dont elle compte varier davantage la nature pour dépasser les articles de journaux ou magazines. Un autre volet pourrait à l’avenir inclure la question des réseaux sociaux et les adolescents pour aborder le cyberharcèlement.

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